Interview du manager de l’équipe sénégalaise

15/06/2017

La Gold Cup arrive à grand pas et le Sénégal accueillera dès le 24 Juin la redoutable équipe du Zimbabwe. Rugby Afrique a donc souhaité connaître la situation sur place, dans la capitale de Dakar. Et qui de mieux placé que le célèbre Mamadou Fofana, manager de l’équipe Sénégalaise pour répondre à nos questions :

(Rugby Afrique) – Cette compétitions à 6 équipes est une grande nouveauté pour le rugby en Afrique, qu’est ce que cela va changer pour vous ?

(Mamadou Fofana) – Cette nouvelle formule de la compétition élite Africaine est une nouveauté dans la mesure où notre équipe nationale n’effectuait que deux rencontres par an et cela constituait un facteur bloquant pour le développement de l’élite .Cette compétition va relever le niveau des matches et créer une très grande motivation.
Les changements majeurs seront sur :

  • Le nombre de rencontres annuelles qui passe de 2 à 5, à quatre endroits différents avec des intervalles plus ou moins rapprochés.
  • La possibilité de regrouper les acteurs durant deux mois va permettre de revaloriser les performances et d’élargir la sélection des joueurs. Nous pourrons donner la chance à tous ceux qui veulent jouer pour le pays.
  • Une meilleure réorganisation de la gestion des rencontres internationales.
  • Une bonne formation de l’encadrement
  • Une facilité des échanges entre responsables, l’augmentation des découvertes et des voyages.
  • Les effectifs pourront être revus et l’insertion des jeunes issus des écoles de rugby sera possible.
  • La réception de deux des cinq matches coup sur coup pourrait aider à conforter et booster l’élan actuel du rugby Sénégalais dans le paysage sportif national.

Pour pérenniser cette initiative un effort financier colossal devrait être fait au niveau de Rugby Afrique et des instances dirigeantes pour pouvoir supporter l’organisation et l’accueil de ces compétitions.

Vous allez recevoir quelques-unes des meilleures équipes d’Afrique chez vous, allez-vous organiser cette rencontre de la même façon que les autres ?

Il faut quand même rappeler que la FSR n’en est pas à sa première grande organisation dans le cadre des compétitions Africaines élite. En 2013, la phase qualificative à la Coupe du Monde 2015 avait eu lieu à Dakar avec la Namibie, la Tunisie, le Botswana et le Sénégal. C’est dire que la FSR est consciente des moyens et dispositions exceptionnels qu’il faudra mettre en œuvre pour réussir sur tous les plans cet événement international.

Pensez-vous que le public sera au rendez-vous ?

La FSR a une longue tradition de mobilisation au niveau national et sur des événements majeurs de Rugby Afrique. Depuis la diffusion du calendrier de la compétition Rugby Africa Gold Cup, la FSR est à pied d’œuvre pour mettre en place une stratégie de grande envergure pour mobiliser les écoles de rugby, les adhérents du GIR en milieu scolaire, les clubs et les associations et la population Sénégalaise.
Une forte campagne médiatique sera mise en place pour la couverture des deux matches de Dakar, respectivement contre le Zimbabwe le 24 juin et l’Ouganda le 1er juillet.

– Votre fédération est-elle prête pour un évènement de cette taille ?

C’est un honneur de recevoir une telle compétition. La FSR prendra toutes les dispositions pour offrir un accueil digne de ce nom au Zimbabwe et à l’Ouganda. Évidemment, c’est un challenge, et tout sera mis en œuvre comme le veut la teranga* sénégalaise pour offrir à nos hôtes un séjour agréable et dans l’esprit du rugby.

Avez-vous souhaité conserver le même staff pour entourer l’équipe ou avez-vous effectué des changements ?

Certes, la formule de la Rugby Africa Gold Cup est innovante mais les performances de l’équipe nationale de rugby du Sénégal sont l’œuvre d’un staff administratif et technique stable depuis près d’une décennie.

Un appel est lancé à nos expatriés, du fait de leurs expertises pour renforcer et bonifier les performances. La stratégie fédérale mise en place depuis quatre ans a hissé le Sénégal à la 5e place Africaine.

Cette Gold Cup sera filmée et permettra donc de mettre un grand coup de projecteur sur votre pays, votre rugby et votre fédération. Est ce une aubaine ou une crainte ? 

Cette forte médiatisation ne peut-être qu’une bonne chose tant sur l’impact social, sur la population sénégalaise qui va contribuer à l’adhésion et créer une ferveur autour de l’équipe.
C’est une belle opportunité pour la FSR de se mettre à un niveau d’exigence particulier pour valoriser le travail abattu.
C’est aussi , une occasion faire connaître et découvrir le Sénégal, pays de teranga* et de faire un focus sur le rugby sénégalais.

– Comment va votre fédération, est-elle suffisamment en mouvement d’après vous ?

Oui la FSR est à pied d’œuvre depuis quelques mois avec une feuille de routes et des commissions pour s’assurer de ne rien oublier et avoir une belle organisation.

– Que vous reste-t-il à faire avant le début de la compétition ?

Jusqu’au 24 juin, pour le premier match il y aura toujours des choses à parfaire à tous les niveaux organisationnels. Nous sommes bien en avance par rapport à la feuille de route pour ce qui concerne l’accueil et l’hébergement des équipes, la mobilisation pour ne citer que cela.

Retrouvez le Sénégal face au Zimbabwe, le 24 Juin à 15h30 (GMT) pour l’ouverture de la Rugby Africa Gold Cup au stade Iba Mar Diop à Dakar.

* teranga = hospitalité.

 


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